L'ARBRE BLANC, la dernière Folie architecturale de l'immobilier neuf à Montpellier
L'ARBRE BLANC, la dernière Folie architecturale de l'immobilier neuf à Montpellier, EN BORDURE LU LEZ
Après quatre ans de chantier, l’Arbre blanc, la tour qui vient de s’ouvrir au bord du Lez, fait sensation. Rencontre avec les créateurs de cette prouesse l’Arbre blanc, nouvelle signature des quartiers Port Marianne et Antigone, en bordure du Lez.
Une tour immaculée de 50 mètres, couverte de balcons et de pergolas. « La croissance démographique a toujours été accompagnée de création architecturale », introduit Dimitri Roussel, l’un des quatre membres de l’équipe franco-japonaise conceptrice de la tour.
Effet de la métropolisation du pays, la préfecture de l’Hérault prend de l’épaisseur. Il lui fallait un phare. « C’est la ville de Montpellier qui a commandé ce projet de “folie” », poursuit-il. Dans le lexique local, ce terme désigne d’anciennes résidences de maître des faubourgs montpelliérains. La folie coûte ici 42 millions d’euros. « Notre approche est holistique, elle prend en compte l’environnement, l’ensoleillement, l’ancrage urbain, la relation au socle… détaille Manal Rachdi, autre architecte de l’équipe créative. Autant d’éléments qui nous ont permis de définir une forme et une idée principale. »e garde auxiliaire familiales sélectionnées
L’Arbre blanc n’est pas vraiment un arbre. Certains parlent de pomme de pin. On peut aussi y voir un refuge perché, un nid d’où les oisillons sortiraient par dizaines sur les terrasses ensoleillées. La vie est ainsi projetée en façade. « La culture méridionale a été notre inspiration », souligne Sou Fujimoto, architecte japonais membre du quatuor, qui met aussi en avant la légèreté des constructions nippones. L’équipe a voulu que le projet rende hommage à l’art de vivre local. Les balcons, telles des feuilles, soulignent cette volonté de s’étendre vers l’extérieur. Mais ils constituent également un voile de protection de la façade pour amener à réduire la consommation énergétique de 20 à 30 %. La structure est faite de béton recouvert d’une peau d’aluminium intégrant l’isolation, les fenêtres, les évacuations. C’est sur cette surface que les balcons sont fixés, avec une technique inspirée du pont-levis.
L’immeuble comprend 112 logements neufs de standing, jusqu’à 6 000 euros du mètre carré, une galerie d’art et un restaurant en rez-de-chaussée. Le toit accueille un espace partagé par les copropriétaires ainsi qu’un bar ouvert à tous, unique rooftop de la ville. « Nous avons voulu lier la densité à la qualité des maisons individuelles, décrypte le quatrième architecte de l’équipe, Nicolas Laisné. C’est une nouvelle génération d’immeuble, qui se dessine à l’échelle humaine. » Une tour qui favorise les échanges, peut-être moins arrogante aussi.
Son sommet offre une vue époustouflante sur la métropole et ses environs : massif des Cévennes, étang de l’Or, la Méditerranée au loin… « L’Arbre blanc réagit à son environnement, à la lumière, aux couleurs qui l’entourent… Ça le rend très local, endogène », commente Roussel. Rachdi poursuit : « La tour prend l’épaisseur de l’air », avant de conclure : « Notre architecture est “climatique”. » Les artistes aussi ont un peu la tête dans les nuages.